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a little matter whatever

Entre imaginaire et réel, bienvenue chez moi.Critiques et actualités littéraires, coups de coeur et découvertes. J'espère que vous trouverez votre bonheur. N'hésitez pas à partager vos avis ou à me contacter si besoin (alittlematterwhatever[at]gmail[point]com). A bientôt !

On dirait vraiment le paradis

Publié le 7 Juillet 2011 par alittlematterwhatever in Critiques littéraires, Masse Critique, Folio

Cette histoire est destinée à être lue au lit dans une vieille maison par une soirée pluvieuse.

 Les
126 pages du livre vont effectivement très vite à lire. Et au cours de ma lecture je n'ai cessé de m'interroger. Au vue de la quatrième de couverture, je m'attendais à un roman engagé traitant de l'écologie. Je pensais retrouver un combat à la Erin Brockovich. Mais non, Le lac est quasi inexistant dans le livre, juste un point de départ pour lancer l'histoire. Enfin, disons les histoires. D'un côté, nous avons Lemuel Sears, vieil homme, conscient de son vieillissement, qui cherche un raison de continuer à vivre. Et de l'autre côté, nous avons Betsy, Henry, Maria et Sammy : deux couples voisins entre qui rien ne va. 

Le s
tyle est fluide et un peu poétique. Lemuel est un personnage nostalgique et romantique. On comprend bien vite qu'il regrette les années où la technologie n'était pas aussi présente. Il se remémore souvent sa jeunesse, il regrette l'automatisation des guichets, les files d'attente. On comprend bien vite que le futur ne lui plait pas et qu'il fait tout pour oublier son âge. J'ai apprécié le personnage décallée de Betsy qui n'a pas froid aux yeux. Une femme pleine de pep's.
 Mais cela n'a pas suffit à donner du rythme à l'histoire. L'auteur parle beaucoup pour ne rien dire, et on finit la page en se disant que l'histoire n'a toujours pas avancé. J'ai espéré, à chaque page tournée qu'il se passerait quelque chose mais non. J'ai eu l'impression que le livre n'était pas termi. Par moment, l'auteur laissait entrevoir une zone d'ombre à l'histoire promise par le résumé. Mon coeur a battu un court instant espérant qu'il allait développer et enfin amener le combat écologique que j'attendais. Mais j'ai refermé le livre ; un peu perplexe par les cent vingt-six pages que je venais de lire.


 

On dirait vraiment le paradis de John Cheever
Edition : Gallimard
132 pages - 4,60€ (poche)

 

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