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a little matter whatever

Entre imaginaire et réel, bienvenue chez moi.Critiques et actualités littéraires, coups de coeur et découvertes. J'espère que vous trouverez votre bonheur. N'hésitez pas à partager vos avis ou à me contacter si besoin (alittlematterwhatever[at]gmail[point]com). A bientôt !

Comme des images de Clémentine Beauvais ♪ Protect me ♪

Publié le 5 Février 2014 par alittlematterwhatever in Critiques littéraires, Sarbacane, Partenariat

couv-comme-des-images-620x987Le résumé alléchant m’avait de suite attiré : il me fallait Comme des images. Quand les éditions Sarbacane me l’ont proposé en partenariat, j’ai sauté sur l’occasion et je ne regrette pas, au contraire. Un immense merci à Claire et à Lucie : Comme des images est mon premier gros coup de cœur de 2014 !

« Il y a un corps dans la cour du lycée Henri IV »
L'histoire de Comme Des images commence par ce non happy-ending. Pourtant comme toutes les histoires, elle débute par un "Il était une fois" : il était une fois une jolie adolescente populaire amoureuse d'un beau garçon populaire. Le couple parfait ! Mais à seize ans, rien n’est éternel et Léopoldine rompt avec Timothée pour Aurélien. Tim décide de se venger de ce qu’il voit comme une trahison : il envoie une vidéo compromettante de son ex petite amie à l’ensemble des élèves du lycée, aux profs, aux parents d’élèves, à Iseult, la sœur jumelle de Léo, bref à tout le monde.

La vengeance est un plat qui se mange à la cantine de Polytechnique.

Un conte cruel mais réaliste, bouleversant mais révoltant, Comme des images nous offre une palette d’émotions variées ! Découvrant pour la première fois le travail de Clémentine Beauvais et j’ai été conquise par sa plume. C’est percutant, direct, l’auteur va droit au but, tout en entretenant le suspens. Il faut dire que le roman commence fort : « Il y a un corps dans la cour du lycée Henri IV ». On se retrouve immédiatement plongé dans l’histoire : quel corps ? La personne a-t-elle survécu ? Mais avant de répondre à ces questions, Clémentine Beauvais va nous expliquer comment ce corps est arrivé là. Pour cela, nous nous glissons dans la peau de la meilleure amie de Léopoldine. Aussi perturbant que cela puisse paraître, on ne connaît pas le prénom de l’héroïne. Et je trouve cela très malin car cela crée un vrai malaise : la narratrice a qui on s'est attaché est anonyme, elle nous est inconnu finalement. L’amitié entre Léopoldine et l’héroïne m’a bouleversé. Je l’ai d’abord trouvé très belle puis, mon regard a changé peu à peu : comme nous le montre l’auteur, il ne faut pas se fier aux apparences, elles sont souvent trompeuses.

On n'est pas en communication directe les uns avec les autres. Il faut parler. C'est infernal, ce silence.

Avec Comme des images, Clémentine Beauvais nous dresse un portrait réaliste des adolescents d’aujourd’hui, d’une violence insoutenable. Il y a la pression que l’on met sur certains pour la réussite de leur avenir mais ce qui m’a le plus ému, c’est le manque de communication. Ils sont ensemble en classe, ils sont amis sur Facebook ou s’envoient des sms à longueur de journée et pourtant ils sont seuls. A travers l’histoire de la narratrice, à travers ses mots, on ressent la détresse, la naïveté que l’on peut avoir à l’adolescence. Ce livre a été une vraie bonne claque que je n’avais pas vu venir. Il est à conseiller à tout le monde : aux adultes pour comprendre les lycéens actuels, mais aussi aux ados pour qu’ils comprennent que tout acte engendre des conséquences qui nous échappent.

"T'as eu raison de casser, t'as eu raison ; casser, c'était la seule solution".
C'est ce qu'on appelle de l'ironie tragique. On ne savait pas, à ce moment-là, qu'il y aurait quelqu'un d'autre dans cette histoire qui serait véritablement cassé, cassé comme ces petits oiseaux qui volent tout droit dans les fenêtres.
A ce moment-là, on ne voyait pas la vitre ; juste le monde entier au-delà, par transparence.

Je finis cette chronique frustrée : il y a tellement de choses dont j’aurais aimé vous parler mais finalement, c’est du livre en entier dont je veux discuter et l'article serait bien trop long. Tout ce que je peux vous conseiller, c’est de foncer dans votre librairie et d’acheter Comme des images et de revenir en parler ici ensuite !

Comme des images de Clémentine Beauvais
Edition Sarbacane
204 pages - 14€90

Protect me - Placebo

Comme des images de Clémentine Beauvais ♪ Protect me ♪
Comme des images de Clémentine Beauvais ♪ Protect me ♪
Commenter cet article

Stieg 05/02/2014 10:38

Eh beh quel engouement ! Je le note dans un coin de ma tête :)

alittlematterwhatever 06/02/2014 14:43

Tu fais bien il est vraiment bien ! lol